À J-7, Trump promet une super-reprise, Biden d'endiguer le virus
28/10/2020 09:59
À une semaine de l'élection présidentielle américaine, le président Donald Trump et le candidat démocrate Joe Biden ont tracé mardi 27 octobre des voies radicalement différentes pour sortir de la crise sanitaire, le républicain continuant de minimiser la pandémie qui pourtant repart à la hausse comme en Europe.

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Donald Trump (gauche) et Joe Biden, le 22 octobre lors de leur dernier débat à Nashville (Tennesse).
Photo : AFP/VNA/CVN

"Vous avez le choix entre notre plan pour tuer le virus, ou le plan Biden pour tuer le rêve américain", a dit Donald Trump devant une foule compacte de centaines de partisans dans le Michigan, l'un des États qui lui a apporté la victoire en 2016.

Alors que 67 des plus de 230 millions d'électeurs américains ont déjà voté par anticipation (un tiers en personne et deux tiers par courrier), un record historique, le temps presse pour que Donald Trump suscite un retournement de tendance.

De Washington à Las Vegas, en passant par le Michigan, le Wisconsin et le Nebraska, c'est donc lui qui avait la journée de meetings la plus dense.

Son rival s'est contenté lui d'un seul État, celui de Géorgie, dans le Sud conservateur où encore récemment personne n'aurait envisagé que M. Trump puisse être battu.

"Nous pouvons contrôler le virus, et nous le ferons", a lancé Joe Biden, exploitant à fond la petite phrase du chef de cabinet de Donald Trump, Mark Meadows, qui avait dit au cours du week-end : "Nous n'allons pas contrôler la pandémie, nous allons contrôler le fait qu'on puisse avoir des vaccins".

"Si vous m'accordez l'honneur d'être votre président, préparez-vous à un changement de priorités. Car nous agirons, dès le premier jour de ma présidence, pour reprendre le contrôle du COVID", a déclaré l'ancien vice-président de Barack Obama, dans un discours en extérieur de 20 minutes, devant quelques invités à distance les uns des autres.

Trump revigoré ? 

Distanciation physique au discours de Joe Biden à Warm Springs, en Géorgie, le 27 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le milliardaire républicain peut se prévaloir d'une indéniable victoire politique lundi 26 octobre : la nomination de la juge conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême des États-Unis a été confirmée par le Sénat.

L'institution tranche les grandes questions de société aux États-Unis, et aura aussi le dernier mot en cas de litige électoral, une éventualité qui soulève des inquiétudes tant le président veut accréditer la thèse infondée d'un scrutin déjà entaché de fraudes à grande échelle, du fait de l'importance prise par le vote par correspondance.

La dernière semaine de campagne pourrait voir revenir en force une question qui taraude la société américaine : celle des brutalités policières et du racisme, qui agite le pays depuis la mort de George Floyd fin mai à Minneapolis.

La ville de Philadelphie a été le théâtre dans la nuit du 26 au 27 octobre d'une flambée de violence, après qu'un Afro-Américain de 27 ans, Walter Wallace, souffrant de problèmes psychologiques, a été abattu par des policiers, qui disent qu'il avait un couteau.

"Nous ne pouvons accepter dans ce pays qu'une crise psychiatrique se termine en décès", ont réagi Joe Biden et sa colistière Kamala Harris, tout en condamnant les pillages et les attaques contre des policiers.

De récents faits similaires, dénoncés par le mouvement Black Lives Matter ("Les vies des Noirs comptent"), ont suscité des réponses extrêmement contrastées de la part de MM. Biden et Trump, le premier promettant des mesures pour endiguer les injustices subies par les minorités raciales. 
 
AFP/VNA/CVN