Équipes d’apprentissage : la clé pour remédier à la crise d’apprentissage en Asie
13/11/2019 22:36
La Commission de l’éducation a publié le 13 novembre son dernier rapport intitulé "Transformer la main - d'œuvre de l’éducation : Les équipes d’apprentissage pour une génération d’apprentissage" à Hanoï.

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De gauche à droite : Liesbet Steer, directrice de la Commission de l’éducation, Baela Raza Jamil, directrice générale du Centre pour l'éducation et la conscience, Lee Ju-Ho, ancien ministre de l'Éducation, la Science et la Technologie de la République de Corée et Nguyên Quy Thanh, recteur de l’Université de l’éducation. 

Malgré de nombreux progrès dans certains domaines, il y a encore plus de 260 millions d'enfants non scolarisés. Selon les prévisions actuelles, la Commission de l’éducation estime que d'ici 2030, plus de 800 millions d'enfants ne seront pas en mesure d’acquérir les compétences de niveau secondaire. Dans les régions de l’Asie de l’Est et Pacifique, seulement 30% des enfants sont sur la bonne voie pour obtenir le bac et acquérir des connaissances fondamentales.

Lors de la présentation du rapport portant sur la transformation de la main-d’œuvre dans le domaine éducatif, Liesbet Steer, directrice de la Commission de l’éducation a souligné que : "Le Vietnam se développe de façon rapide sur le plan de l’éducation. Le monde est étonné qu’il soit au 8e rang des 65 pays dans le classement du Programme international pour le suivi des acquis des élèves dans les quatre disciplines de STEM, qui sont : science, technologie, ingénierie et mathématiques". Elle a ajouté que les résultats des élèves sont le fruit de l’investissement et des efforts faits par le gouvernement et ses partenaires destinés au soutien aux enseignants.

Le rapport se focalise sur l’importance des équipes d’apprentissage. L’événement a vu également la participation du docteur Ta Ngoc Tri, directeur adjoint du Département national de l’éducation primaire, Lee Ju-Ho, ancien ministre de l'Éducation, la Science et la Technologie de la République de Corée, Baela Raza Jamil, directrice générale du Centre pour l'éducation et la conscience, basé au Pakistan et Nguyên Quy Thanh, recteur de l’Université de l’éducation (l’Université nationale de Hanoï). 

Selon Ta Ngoc Tri, la qualité des enseignants joue un rôle déterminant dans la performance scolaire. "Nous comprenons bien que le développement durable d’un pays nécessite l’investissement dans l’éducation, et surtout dans le contingent des enseignants qui déterminent la qualité de la source d’humaine dans l’avenir", a-t-il déclaré.

De son côté, Lee Ju-Ho se penche sur le fait de réinventer une main-d’œuvre de l’éducation qui s’adapte aux changements actuels. "La plupart des systèmes éducatifs se sont forgés à l’époque de la Révolution industrielle afin d’apporter la connaissance à la majorité des gens. 150 ans plus tard, nous avons besoin d’une main-d'œuvre qui évolue pour suivre le rythme de ce monde en perpétuelle mutation", a-t-il indiqué.

Lee Ju-Ho a fait savoir que certains pays connaissent un manque d’enseignants ou une répartition inégale entre les localités. Il faut la collaboration de plusieurs facteurs, et non seulement des enseignants, pour construire une bonne éducation. "Les enseignants, ont besoin des dirigeants et des soutiens pour avoir accès aux personnes les plus vulnérables le plus efficacement possible", a-t-il affirmé.

Le docteur Nguyên Quy Thanh, à son tour, s’intéresse à l’application de la technologie dans l’enseignement, surtout à l’ère de la technologie 4.0. "Ce qu’indique le rapport renforce la confiance en l’utilisation de la technologie et des nouvelles méthodes d’enseignement. Ce rapport est publié à point, car un échange s’est produit il y a deux semaines sur l’innovation de l’éducation et ce document affirmait que l’on devait profiter des exploits de la technologie dans l’éducation", a-t-il indiqué.
 
Texte et photo : Mai Quynh/CVN