La Bourse de Paris, surveillant le Congrès américain, finit en petite hausse
05/08/2020 11:52
La Bourse de Paris a clôturé en légère hausse de 0,28% mardi 4 août, se montrant attentiste face aux négociations en cours aux États-Unis entre républicains et démocrates quant à un nouveau plan de relance pour lutter contre les conséquences du COVID-19.

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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'indice CAC 40 a avancé de 13,59 points pour terminer à 4.889,52 points. Lundi 3 août, il avait fini en nette hausse de 1,93% après une semaine difficile. "Il n'y a pas eu réellement de catalyseur aujourd'hui", remarque Philippe Cohen, gérant chez Kiplink, si ce n'est la statistique américaine favorable des commandes à l'industrie, qui a permis aux marchés européens de monter légèrement et à Wall Street d'avancer un peu. "Les marchés attendent de voir ce qui va se passer au Congrès américain, et si oui ou non le plan passera et aidera les chômeurs avec le fameux chèque de 600 USD", estime Philippe Cohen.

"Annonce de la semaine"

Républicains et démocrates américains poursuivaient mardi leurs discussions pour trouver un accord sur une nouvelle aide pour les millions d'Américains au chômage à cause du COVID-19, mais aussi pour les entreprises en difficulté et les collectivités locales. Au cœur des désaccords entre les deux parties : cette allocation chômage de 600 USD par semaine, versée par le gouvernement fédéral en plus de l'allocation traditionnelle distribuée par chacun des 50 États. Les républicains veulent en diminuer significativement le montant, au contraire des démocrates.

Lundi 3 août en fin de journée, le président Donald Trump a déclaré envisager d'agir sans attendre le Congrès, par décret, pour empêcher les expulsions de locataires et alléger les charges salariales. Les acteurs du marché ont surveillé les suites de "l'affaire Tiktok", du nom de la très populaire application de partage de vidéos, propriété du chinois ByteDance, accusée par Washington de pouvoir être employée par les services de renseignement de Pékin.

L'application devra fermer sur le territoire américain le 15 septembre à moins que Microsoft ne l'acquiert, a affirmé Donald Trump lundi 3 août, ajoutant que les caisses nationales "devront recevoir un pourcentage conséquent du prix" de la vente. "C'est de l'intimidation pure et simple", a réagi mardi 4 août le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "D'autres sujets vont revenir sur la table avec la Chine jusqu'en novembre" en raison de la proximité de l'élection présidentielle américaine, estime Philippe Cohen.

"Les acteurs du marché sont sur leurs gardes quant à la possibilité que Pékin ne rende la monnaie de sa pièce (à Washington) sous une forme ou une autre", affirme de son côté David Madden, analyste pour CMC Markets. Parmi les valeurs du jour, Renault a connu la meilleure performance du CAC 40 avec une hausse de 6,79% à 22,42 euros, lui permettant de rebondir après un creux durant plusieurs séances consécutif à la publication de ses résultats fin juillet. Peugeot a pris pour sa part 3,41% à 14,41 euros.

AFP/VNA/CVN