La gastronomie française
11/12/2021 12:30
La cuisine française a la réputation d’être la meilleure de toutes. Il ne faut pas cependant en ignorer les autres, italienne, chinoise, indienne, japonaise, vietnamienne, etc. qui ont chacune leurs particularités et leur réputation.

>>Après la pandémie, le grand chef Boulud vante la résilience de la gastronomie française à New York
>>Quand le fromage français s'unit aux saveurs locales
>>Paris gourmand de street food venue d'ailleurs

Socca dans le four.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la cuisine française le doit à de grands chefs cuisiniers dont Auguste Escoffier qui est la plus grande référence. Un grand nombre d’ouvrages lui ont été consacrés avec son lot de recettes dévoilées par des chefs étoilés.

Moins connues sont les spécialités culinaires régionales. Et c’est à quelques-unes de celles-ci que je voudrais vous faire "goûter" en leurs consacrant quelques rubriques.

La socca

Mise au four de la socca.

La socca est une spécialité niçoise (Sud-Est de la France). Elle est faite à base de farine de pois chiche et d’huile d’olive, cuite et dorée au feu de bois. Elle est consommée particulièrement entre Nice et Menton. Variante de la farinata italienne, elle se prépare sous la forme d’une grande crêpe épaisse cuite dans un "plat à socca" huilé (grande plaque ronde en cuivre étamé). Sa couleur doit être jaune-orangé, légèrement brulée par endroits. Elle est servie en morceaux découpés à la spatule et saupoudrée de poivre.

La socca est une spécialité niçoise (Sud-Est de la France).

Les Sarazins l’auraient introduite en Italie au IXe siècle. De nos jours, sur la Côte d’Azur et particulièrement à Nice, elle est vendue sur les marchés ou dans des échoppes du Vieux-Nice par des marchands qui la cuisinent sur place.

Avec ses qualités nutri-tionnelles, elle est consommée en casse-croûte par les travailleurs du matin, fait office de "repas du pauvre" du fait de son modeste prix. Elle peut être dégustée comme apéritif, entrée ou plat principal, comme déjeuner rapide accompagné d’un verre de rosé de Provence bien frais.

Texte et photos : Daniel Ambrogi/CVN